L’immobilier procure des avantages uniques qui vont au-delà d’autres actifs financiers qui d’ailleurs, ne peuvent être évalués avec certitude uniquement en consultant les statistiques

Analysez les chiffres comme bon vous semblera, la réalité demeure la même : l’immobilier constitue un bon investissement pour les Canadiens et ce, depuis fort longtemps. En retour, cela a permis de solidifier la santé de notre économie globale.

Nous avons examiné la manière dont la valeur de l’immobilier a crû au cours des 25 dernières années ou, plus simplement, depuis le début des années 90. En comparant jusqu’au deuxième trimestre de 2016, la valeur marchande du patrimoine immobilier au Canada était en hausse de 328 pour cent, telle que mesurée par Statistiques Canada dans les Comptes du bilan national. Seulement au cours de la dernière décennie, l’augmentation a été de 74,4 pour cent et dans les cinq dernières années , de 28,3 pour cent.

Alors, que signifient ces chiffres ? Pour nommer les choses simplement, ils suggèrent que l’immobilier contribue à la richesse des Canadiens (ce qui est une bonne chose). Le fait de se sentir riche amène généralement les gens à devenir plus confiants, ce qui se réflète inévitablement dans la manière dont ils dépensent et investissent.

Par ailleurs, des profits dans l’immobilier ne signifient pas seulement que des Canadiens se sentent riches; cela veut aussi dire que, concrètement, ils sont riches, De temps à autre, nous entendons dire que les marchés financiers peuvent apporter de meilleurs profits que ne le permettrait l’immobilier et cela peut être considéré comme une vérité. Nous savons tous qu’il est possible de voir la valeur de certaines actions doubler, tripler, ou même atteindre 10 fois la valeur sur une courte prériode. Cela dit, choisir ces actions peut s’avérer une tâche difficile, même pour les investisseurs aguerris.

À l’opposé, historiquement, l’expérience des investisseurs canadiens nous a démontré qu’il existe très peu de mauvais choix. Si le marché des actions descends abruptement, les investisseurs peuvent être plongés dans l’incertitude quant à savoir s’ils récupéreront un jour la valeur perdue. Si le marché de l’immobilier descend, les propriétaires conservent leur actif principal, la maison qu’ils ont acquise et qui leur sert de domicile.

D’un point de vue économique plus large, la richesse que les Canadiens ont bâti dans l’immobilier constitue un filet pour l’économie. L’immobilier s’avère une composante majeure et souvent l’actif le plus important du portefeuille d’épargne de plusieurs canadiens. Avec le passage à la retraite en masse des baby-boomers qui se trouve à nos portes, plusieurs s’inquiètent de n’avoir pas suffisamment économisé sur le plan des actifs financiers. Dans ce contexte, le fait qu’ils détiennent des actifs immobiliers s’avère positif, aautant pour les boomers que pour l’économie en général.

Existe-t-il une quelconque garantie que la valeur de l’immobilier continuera de croître suivant un rythme historique ? Bien sûr que non. Pas plus que pour tout autre actif. Cependant, à l’inverse d’autres actifs, l’immobilier résidentiel procure des avantages uniques qui prennent la forme d’un chez soi et de la satisfaction d’être propriétaire. Il est manifestement impossible de mesurer la valeur de l’immobilier sur une base uniquement statistique.

Source: Royal Lepage