Voici quelques points à retenir sur la conjoncture économique récente : 

  • La Banque du Canada a relevé, le 11 juillet dernier, le taux cible du financement à un jour (taux directeur) pour le porter à 1½ %. Elle s’attend à ce que l’économie mondiale progresse d’environ 3¾ % en 2018 et de 3½ % en 2019. La montée du protectionnisme commercial représente la principale menace pour les perspectives mondiales. La Banque mentionne que la croissance de l’économie américaine s’avère plus vigoureuse que prévu et que le dollar américain est en hausse. En conséquence, le cours du dollar canadien a diminué, malgré une augmentation des prix du pétrole. Au pays, les dépenses des ménages sont freinées par les taux d’intérêt plus élevés et le resserrement des lignes directrices sur les prêts hypothécaires. De plus, les investissements des entreprises augmentent en réponse à la solide croissance de la demande et aux pressions sur la capacité de production
  • Selon la SCHL, les mises en chantier d’habitations ont bondi de 41 % au Québec en juin 2018, comparativement au même mois l’an dernier, dans les centres de 10 000 habitants et plus, où l’on a démarré la construction de 4 865 logements. En particulier, dans la région de Montréal, le nombre de mises en chantier a presque doublé (+96 %), atteignant 2 812 logements.
  • Dans son dernier Report on the Housing and Mortgage Market in Canada, Mortgage Professionals Canada estime que jusqu’à 100 000 Canadiens ont été directement touchés par les tests de simulation de crise de taux hypothécaires instaurés à l’automne 2016 pour les prêts hypothécaires assurés et en janvier 2018 pour les prêts hypothécaires non assurés. En proportion, cela représenterait de 15 à 18 % des acheteurs potentiels canadiens. L’association précise toutefois que certains de ces acheteurs ont tout de même acquis une propriété en faisant un compromis sur la valeur de la propriété ou en augmentant leur mise de fonds. Elle insiste toutefois sur le fait que depuis le 1er janvier 2018, il est beaucoup plus difficile d’emprunter le montant de la mise de fonds. 

    Le rapport fait aussi état de plusieurs autres résultats de cette enquête menée auprès des consommateurs, notamment en ce qui a trait à l’aide des parents pour constituer la mise de fonds des jeunes acheteurs, aux intentions d’achat des jeunes et aux anticipations en matière de hausse des taux d’intérêt et d’augmentation du prix des propriétés. Parmi toutes les provinces canadiennes, c’est au Québec que l’on anticipe la plus forte hausse du prix des maisons au cours de la prochaine année.

  • Économiser pour effectuer une mise de fonds au Canada : le Québec figure parmi les provinces où l’accès à la propriété est le plus aisé 

    La plateforme Point2 Homes News a publié le 25 juillet dernier une étude visant à dresser le portrait des milléniaux désireux de s’acheter une propriété. Son indicateur principal est le temps requis pour économiser la somme nécessaire pour effectuer la mise de fonds minimale. 

    Ce montant a été établi pour les 100 villes les plus populeuses du Canada et prend en compte le revenu médian par couple de milléniaux et le prix moyen des propriétés dans chacune de ces villes. Le nombre de mois ou d’années nécessaires pour obtenir la mise de fonds minimale est calculé à partir de deux scénarios : le taux d’épargne mensuel recommandé (20 %) et le taux d’épargne moyen réel au Canada (4,4 %). 

    Parmi les 10 plus grandes villes canadiennes, Montréal se trouve en sixième position, le temps nécessaire pour amasser la mise de fonds dans ce marché étant de deux ans et de sept ans respectivement, selon que l’on économise 20 % ou 4,4 % du revenu. Il s’agit d’un résultat beaucoup plus avantageux que dans les autres grandes métropoles comme Vancouver et Toronto, où il faut compter plusieurs dizaines d’années pour assembler la somme nécessaire, voire pratiquement une vie entière dans le cas de la première. La situation de Montréal se rapproche beaucoup plus de celle des villes du bas du classement (les positions 7 à 10) que de celles du haut, de sorte que la métropole québécoise figure parmi les grandes villes canadiennes les plus abordables.

     

    De plus, le Québec compte 13 des 40 villes canadiennes les plus abordables, c’est-à-dire celles où les milléniaux peuvent épargner pour une mise de fonds en 12 mois ou moins, ce qui en fait la province la mieux représentée dans le classement. Notons que Trois-Rivières est la deuxième ville la plus abordable au Canada. 

    Finalement, il est intéressant de noter que, lors d’une enquête précédente de Point2homes, la ville de Québec arrivait en première position parmi les villes les plus attrayantes pour les milléniaux. En effet, elle présente un marché immobilier avantageux, en plus de profiter du troisième plus bas taux de chômage au Canada, d’un revenu au-dessus de la moyenne et d’un taux de criminalité très bas.

Source : FCIQ