La décision de la Banque du Canada de laisser son taux d’intérêt inchangé mercredi pourrait être une brève pause, car elle suit attentivement les rebondissements imprévisibles des négociations commerciales du pays avec les États-Unis.

La Banque Centrale a maintenu son indice de référence à 1,5 %, mais de nombreux experts prévoient qu’une autre augmentation pourrait se produire dès le mois prochain.

Dans un communiqué publié mercredi, la Banque du Canada a déclaré que davantage de hausses devraient être attendues grâce aux chiffres encourageants pour les investissements des entreprises, les exportations et les preuves que les ménages s’adaptent aux coûts d’emprunts plus élevés.

La Banque a cependant tenu à dire qu’elle surveille de près  la renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain et d’autres  développements de la politique commerciale, ce qui pourrait avoir des répercussions négatives sur l’économie canadienne. Il est particulièrement préoccupé par les implications potentielles pour l’inflation.

Le gouverneur Stephen Poloz a relevé le taux 4 fois depuis depuis la mi-2017 et sa plus récente augmentation d’un quart de point est intervenu en juillet. La prochaine annonce de taux est prévue pour le 24 octobre.

Des données récentes renforcent l’évaluation du conseil d’administration selon laquelle des taux d’intérêts plus élevés seront justifiés pour atteindre l’objectif d’inflation, a déclaré la Banque en expliquant les facteurs entourant sa décision de taux. “Nous continuerons à adopter une approche progressive, guidée par les données entrantes. En particulier, la Banque continue  de mesurer la réaction de l’économie à la hausse des taux d’intérêts”.

La déclaration a aussi soulignée d’autres signes encourageants au Canada, notamment la preuve  que le marché immobilier a commencé à se stabiliser alors que les ménages s’adaptent aux taux d’intérêts plus élevés et aux nouvelles politiques de logement. La croissance du crédit  s’est modérée, le ratio dette/revenu des ménages a commencé à baisser et les améliorations du marché du travail et des salaires ont aidé à soutenir la consommation.

La Banque peut augmenter son taux au jour le jour pour éviter que l’inflation ne soit trop forte. Sa fourchette d’inflation se situe entre 1 et 3 %.

Source : La Presse Canadienne